Face à la crise du logement, agissons ensemble!

Le journal l’Humanité a publié ce lundi 7 septembre 2026, notre tribune d’interpellation sur la grave crise du logement social. Des centaines de milliers de famille souffrent dans la Métropole du Grand Paris. lire sur le site de l’HUma: https://www.humanite.fr/societe/elus/face-a-la-crise-du-logement-social-agissons-ensemble

Face à la crise du logement social, agissons ensemble !

En Île-de-France et particulièrement dans la Métropole du Grand Paris la situation du logement est catastrophique.

Des centaines de milliers de familles, d’hommes, de femmes, d’enfants souffrent du manque de logement. Plus d’un million de Francilien-nes dont 709 190 dans la Métropole du Grand Paris sont en attente d’un logement social. Une attente moyenne de onze ans pour obtenir un logement social, c’est insupportable. Notre région, notre métropole manque cruellement de logements sociaux. Il s’agit d’une véritable maltraitance institutionnelle.

Cette crise va s’aggraver car rien n’est fait pour inverser la tendance.

Le gouvernement continue de privilégier le logement privé au détriment du logement social. Il fait le choix d’une France de propriétaires endettés, contraint de s’expatrier en dehors de la Métropole du Grand Paris à cause de la spéculation immobilière, plutôt que de travailler au droit au logement pour toutes et tous.

D’un côté le gouvernement préconise une priorité pour les « travailleurs essentiels » et de l’autre sa politique, et celle des maires de droite conduisent à la gentrification, à l’expatriation hors métropole des infirmier-es, des chauffeur-euses de bus et de métro, des salarié-es des mairies et préfectures, des enseignant-es, des salarié-es du « care » par manque de logements sociaux et coût trop élevés des loyers dans le privé. La pénurie de logements sociaux favorise les loyers élevés dans le privé et les marchands de sommeil.

30 % de logements sociaux pour 70 % de Français éligibles

Par ailleurs, la Région Île-de-France contribue à la crise du logement en fixant un plafond de 30 % de logements sociaux aux villes qu’elle subventionne quand 70 % de la population est éligible au logement social. Des maires de droite préfèrent payer des amendes par la loi SRU plutôt que de construire. Ils sont responsables des souffrances de centaines de milliers de familles.

Le ministre de droite du logement cherche à assouplir cette loi, n’augmente pas l’aide à la pierre pour la construction pas plus que l’aide aux maires bâtisseurs. L’État continue de racketter les recettes des loyers dans les caisses des bailleurs sociaux via la RLS.

La crise est grave et pourtant il n’y a pas de réaction d’ampleur.

Nous voulons contribuer à changer cette situation où les mal-logés subissent et ne perçoivent pas leur force, s’ils se rassemblaient, pour faire entendre leur colère et leur volonté que des mesures soient prises pour changer leur vie.

Les élu-es du groupe Communiste, Citoyen-ne, Écologiste de la Métropole du Grand Paris sont à la disposition des demandeurs de logement, des locataires, des bailleurs sociaux, des maires pour organiser ensemble une riposte à la hauteur du problème.

Pour notre part, nous soumettons les propositions suivantes :

1) Adopter un plan d’urgence de construction de logements sociaux. 40 000 par an en Île-de-France dont 22 000 dans la MGP pendant 15 ans, chacune des villes de la Métropole s’engageant à travers le PMHH (Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement) à un haut niveau de construction de logements sociaux ainsi qu’à la construction de 13 hébergements d’urgence par tranche de 1 000 habitants.

2) Engager des sanctions coercitives contre les maires qui ne respectent pas la loi SRU.

3) Exiger de la Région de cesser ces mesures discriminatoires à l’encontre des villes qui ont plus de 30 % de logements sociaux.

4) Imposer un taux de 30 % minimum de logements sociaux dans toutes les opérations immobilières.

5) Réquisitionner des logements vides.

6) Supprimer la RLS (réduction de loyer de solidarité) qui est en fait une ponction dans les recettes des bailleurs, réduisant ainsi leur capacité à construire et entretenir leur patrimoine.

7) Rétablir les crédits pour l’aide à la rénovation des logements sociaux pour les adapter au changement climatique.

8) Construire 13 hébergements d’urgence par tranche de 1 000 habitants dans toutes les villes.

Groupe Communiste Citoyen-ne Écologique de la Métropole du Grand Paris