La ZFE est une urgence sociale et écologique

Déclaration des élu-es du groupe Communistes, Citoyen-nes, Ecologistes de la Métropole du Grand Paris le 28 mai 2026

Le Conseil Constitutionnel vient d’annuler, pour des motifs de forme, la décision de supprimer les Zones à Faible Emission (ZFE) votée à l’Assemblée nationale par le Rassemblement National, la Droite et une partie du Bloc Central.

Dans ce contexte d’instabilité, les élu.es du groupe « Communistes, Citoyen.nes et Ecologistes » de la Métropole du Grand Parisdisent Stop au « On y va, On n’y va plus et puis re-On y va … » car

Nous refusons de choisir entre « Mourir de faim ou mourir de pollution » ?

En effet, chaque année, 40 000 personnes meurent de la pollution de l’air lié à circulation automobile. Sans accompagnement à la hauteur pour les classes populaires, les ZFE risquent de se transformer en « Zone de Forte Exclusion », comme le souigne le Secours Catholique

Opposer justice sociale et lutte contre la pollution est un faux débat — et même une faute politique face à l’urgence.

Des propositions de justices sociales et environnementales existent pour concilier les deux. Notre groupe d’élu-es de la Métropole du Grand Paris en a émises comme d’autres acteurs.

Il est temps d’agir pour que les ZFE, qui ont fait leurs preuves en matière de lutte contre la pollution de l’air, soient aussi des outils de justice sociale.

L’action publique ne peut pas se résumer à une aide pour l’achat de voitures non polluantes.

Elle doit encourager le développement des transports publics à des couts les plus bas possible voire à la gratuité, promouvoir des alternatives de mobilités douces, renforcer les services publics de proximité.

Faisons des ZFE des « Zones Fortement Engagées » pour la justice sociale et environnementale.

C’est dans cet esprit que les élu.es « Communistes, Citoyen.nes et Ecologistes » de la MGP rencontrerons, le 19 juin prochain, Daphné Chamard-Teirlinck, responsable du secteur « Transition écologiste juste » du Secours Catholique pour travailler sur ce dossier.

Nos propositions:

  • Rétablissement par l’Etat de la prime à la conversion et des bonus écologiques afin de de renforcer les dispositifs d’accompagnement des ménages modestes 
  • Extension de l’exonération aux personnes de plus de 75 ans, aux véhicules Crit’Air 3 avec une installation subventionnée d’aspirateur à particules sur les freins
  • Compensation financière (sous forme de gratuité de pass navigo) pour les ménages qui se séparent d’un véhicule polluant sans acheter un nouveau véhicule.
  • Création d’une zone prémium de la taxe locale sur les bureaux dans le centre de Paris et l’ouest parisien. Cette recette pourrait rapporter jusqu’à 800 millions d’euros en année pleine. Elle permettrait de développer le réseau de transports publics en réalisant 13 prolongements de lignes de métro prévues au contrat de plan.
  • Mise en place, demandée par les élus depuis 2018, d’un prêt national à taux zéro avec garantie d’état à 100% pour l’achat de véhicules propres. Mise en place d’un leasing social pour 300 000 véhicules par an financé par l’Etat.
  • Industrialisation des aspirateurs à particules sur les freins dès la construction comme l’interdiction à la vente de véhicule de particuliers plus d’1,5 tonnes
  • Mise en place des zones à faibles émissions sans contravention pendant un délai à déterminer, pour respecter les capacités financières des travailleuses et travailleurs tout en faisant porter l’accent sur la nécessaire pédagogie.